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Nouveau modèle de bail d'habitation : ce que les professionnels doivent mettre à jour
Baux conclus ou renouvelés dès le 1er octobre 2026 : clause résolutoire intégrée au modèle, téléphone facultatif, servitude de résidence principale.
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Le Journal officiel du 17 octobre 2026 a publié l'arrêté du 9 octobre 2026, qui remplace en entier la notice d'information annexée aux baux de résidence principale. Selon Service Public, la nouvelle notice doit être annexée aux contrats conclus ou renouvelés depuis le 18 octobre 2026. Pour un gestionnaire, trois choses changent : la notice décrit désormais les délais d'impayé de la loi du 27 juillet 2023, que la version précédente donnait encore à deux mois ; elle explique l'audience et ce qui doit s'y demander ; elle mentionne des règles que la précédente ne citait pas, de la servitude de résidence principale au permis de louer.
L'article 3 de la loi du 6 juillet 1989 impose qu'une notice d'information « relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs ainsi qu'aux voies de conciliation et de recours qui leur sont ouvertes pour régler leurs litiges » soit annexée au contrat de location. Un arrêté du ministre chargé du logement, pris après avis de la Commission nationale de concertation, en fixe le contenu. L'article 25-3 de la même loi rend cet article 3 applicable aux logements meublés qui constituent la résidence principale du locataire, hors les cas qu'il exclut.
Ce contenu était celui de l'annexe de l'arrêté du 29 mai 2015, dans sa version en vigueur depuis le 20 mars 2023 ; l'article 1er de cet arrêté vise la notice « jointe aux contrats de location établis suivant les contrats types » définis par le décret n° 2015-587 du 29 mai 2015. L'arrêté du 9 octobre 2026, pris après l'avis de la Commission nationale de concertation du 15 septembre 2026, la remplace par la sienne (article 1er) et « s'applique aux contrats conclus ou renouvelés à compter de son entrée en vigueur » (article 2). Il ne fixe pas lui-même de date : Service Public retient le 18 octobre 2026, lendemain de sa publication. Le plus gros changement de fond porte sur les impayés.
La version de 2023 décrivait encore la procédure d'avant la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite : un commandement de payer qui laissait deux mois au locataire, une assignation notifiée au préfet deux mois avant l'audience. Depuis le 29 juillet 2023, l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 compte en semaines le délai du commandement de payer et celui de la notification de l'assignation au préfet, et la nouvelle notice le suit.
| Point de procédure | Notice en vigueur depuis le 20 mars 2023 | Notice annexée depuis le 18 octobre 2026 |
|---|---|---|
| Délai laissé au locataire par le commandement de payer, selon la notice | Deux mois | Six semaines |
| Mentions du commandement que cite la notice | La faculté de saisir le fonds de solidarité pour le logement | Le délai de six semaines, la faculté de saisir le fonds de solidarité pour le logement, la possibilité de demander à tout moment des délais de paiement au juge (article 1343-5 du code civil) |
| Signalement du commandement à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX), pour un bailleur personne physique ou une SCI familiale | Dès qu'un seuil de montant ou d'ancienneté de la dette, fixé par arrêté préfectoral, est atteint | Impayé de loyer ou de charges sans interruption depuis deux mois, ou dette équivalente à deux fois le loyer mensuel hors charges |
| Notification de l'assignation au préfet | Deux mois avant l'audience | Au moins six semaines avant l'audience |
| Clause résolutoire | Possible dans quatre cas | Obligatoire pour le défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus et pour le non-versement du dépôt de garantie ; facultative pour la non-souscription d'une assurance contre les risques locatifs, les troubles de voisinage constatés par une décision de justice passée en force de chose jugée rendue au profit d'un tiers et le non-respect d'une servitude de résidence principale, lorsque le logement y est soumis |
La notice ajoute qu'une clause de résiliation de plein droit fondée sur un autre motif est réputée non écrite. La clause obligatoire et ses délais ne sont pas des règles nouvelles : ce sont ceux de l'article 24 depuis le 29 juillet 2023, et selon Service Public, les contrats types en vigueur depuis le 1er octobre 2026 intègrent déjà la clause résolutoire du bail, qui ne joue qu'après un commandement de payer resté sans effet pendant six semaines.
Le cas d'un bail conclu avant cette date puis renouvelé ou tacitement reconduit est développé dans notre article sur le nouveau modèle de bail d'habitation. Les délais posent le cadre ; c'est à l'audience que le dossier se joue, et la nouvelle notice lui consacre une section entière.
La version précédente traitait les pouvoirs du juge dans la section sur l'assignation. La nouvelle notice ajoute une section « Audience judiciaire et délibéré », qui présente l'audience comme « le moment décisif de la procédure d'expulsion locative ». La procédure est orale, et la notice juge « crucial » que le bailleur et le locataire soient présents ou se fassent représenter par un avocat. Trois points intéressent le gestionnaire qui suit le dossier pour le bailleur.
Un bailleur qui préfère un échéancier à une expulsion a donc intérêt à préparer cette demande avec son gestionnaire avant l'audience. La notice ajoute que, lorsque le maintien dans les lieux a été accordé sous réserve du respect d'un échéancier judiciaire, le fonds de solidarité pour le logement ou, à défaut, la commission de surendettement doit être saisi dès réception de la décision. Pendant ces délais, selon la notice, tout impayé ou tout non-paiement de la dette dans le délai et selon les modalités accordés par le juge entraîne la résiliation du bail et la reprise immédiate de la procédure d'expulsion. Au-delà de la procédure, la notice s'étend aussi à des règles qu'elle ne citait pas.
Plusieurs règles que la version précédente ne citait pas entrent dans la notice. Quatre touchent la mise en location et le bail lui-même :
Deux autres touchent le congé et la prévention des expulsions :
Une forme change aussi : la commission départementale de conciliation invite les parties à une séance par lettre ou par voie électronique, là où la version précédente parlait d'une convocation en personne, par lettre. Reste à savoir quels baux reçoivent la nouvelle notice.
L'article 2 de l'arrêté donne la règle. Pour un portefeuille en gestion, elle se lit en trois cas :
L'article 3 de la loi du 6 juillet 1989, qui impose la notice, précise aussi que le bailleur ne peut pas se prévaloir de la violation de cet article, et que chaque partie peut exiger de l'autre, à tout moment, l'établissement d'un contrat conforme à cet article. D'où l'intérêt de tenir les trames à jour dès maintenant.
La mise à jour tient en quelques gestes, que les baux soient rédigés à la main ou par un logiciel.
Tenir à jour ces documents fait partie de la charge réglementaire d'une activité de gestion locative. La gestion locative est notre seul métier depuis 2018. Sans carte G, vos mandats sont portés par notre carte G, et vous récupérez vos mandats à tout moment, sans frais. Avec la carte G, vos mandats restent les vôtres, et tous les échanges se font sous votre nom. Déléguer la gestion locative de vos lots.
Pas pour un bail conclu avant le 18 octobre 2026, ni renouvelé ni tacitement reconduit depuis : l'arrêté s'applique aux contrats conclus ou renouvelés à compter de son entrée en vigueur, et ne prévoit aucune remise de la nouvelle notice pour un bail en cours. Un bail renouvelé depuis cette date, locataire en place compris, reçoit la nouvelle notice.
Selon Service Public, elle doit être annexée aux contrats conclus ou renouvelés depuis le 18 octobre 2026. L'arrêté du 9 octobre 2026 a été publié au Journal officiel n° 0243 du 17 octobre 2026 et ne fixe pas lui-même de date d'entrée en vigueur.
Oui, pour un logement meublé qui constitue la résidence principale du locataire, hors les cas que l'article 25-3 de la loi du 6 juillet 1989 exclut : cet article rend applicable aux logements meublés son article 3, qui impose la notice, et l'arrêté du 29 mai 2015 vise les contrats établis suivant les contrats types. Selon Service Public, le modèle applicable aux locations meublées ne s'applique ni aux baux mobilité ni aux locations saisonnières. La notice traite elle-même des locations meublées et des colocations.
La version précédente donnait encore deux mois au locataire après le commandement de payer, et deux mois entre la notification de l'assignation au préfet et l'audience. La nouvelle notice reprend les délais de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 depuis la loi du 27 juillet 2023 : six semaines après le commandement de payer, et une notification au préfet au moins six semaines avant l'audience. Elle explique aussi l'audience : pour éviter l'expulsion, le locataire ou le bailleur doit demander expressément au magistrat, le jour de l'audience, de suspendre les effets de la clause résolutoire, ce que l'article 24 subordonne à la reprise du versement intégral du loyer courant avant l'audience.
Textes relus le 23 octobre 2026.

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