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Nouveau modèle de bail d'habitation : ce que les professionnels doivent mettre à jour
Baux conclus ou renouvelés dès le 1er octobre 2026 : clause résolutoire intégrée au modèle, téléphone facultatif, servitude de résidence principale.
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Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 inclus, un locataire ne peut pas être expulsé de son logement, sauf s'il existe une solution de relogement correspondant à ses besoins et hors les cas que la loi exclut. La trêve hivernale reporte l'expulsion ; elle n'arrête ni la dette ni la procédure. Pendant ces cinq mois, un propriétaire peut saisir le juge, y compris en référé, et une expulsion ordonnée en plein hiver ne peut pas être exécutée avant la fin de la trêve, sauf solution de relogement ou cas que la loi exclut. Pour qui gère des logements, c'est un calendrier à tenir dossier par dossier, pas une pause.
La règle tient à l'article L412-6 du code des procédures civiles d'exécution. Service Public la résume ainsi : la trêve s'applique du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante, et pendant cette période l'expulsion du locataire de son logement ne peut pas avoir lieu, elle est reportée. Ce qui précède l'expulsion locative elle-même continue.
| Pendant la trêve 2026-2027 | Ce qui s'applique |
|---|---|
| Expulsion du locataire de son logement | Reportée, sauf solution de relogement correspondant à ses besoins ou cas que la loi exclut |
| Saisine du juge des contentieux de la protection | Possible, y compris en référé |
| Décision d'expulsion | Le juge peut l'ordonner ; elle ne peut pas être exécutée avant la fin de la trêve, sauf solution de relogement ou cas que la loi exclut |
| Délai pour quitter les lieux qui expire pendant la trêve | L'expulsion est reportée |
| Loyers | Ils restent dus ; en cas d'impayé, la dette continue de courir |
| Propriétaire qui expulse lui-même le locataire | Interdit toute l'année : jusqu'à 3 ans de prison et 30 000 € d'amende |
La dette, elle, ne s'arrête pas le 1er novembre. Tant que le bail court, les loyers restent dus. Une fois le bail résilié, l'occupant doit une indemnité d'occupation, qui remplace le loyer et les charges et dont le montant est fixé par le juge qui décide de résilier le bail, jusqu'à ce qu'il quitte définitivement le logement et en rende les clés.
Reste ce qui est interdit en toute saison. Seul un commissaire de justice, anciennement huissier de justice, peut procéder à l'expulsion d'un locataire. Avant son intervention, le propriétaire ne doit ni entrer dans le logement, ni faire changer la serrure, ni toucher aux meubles, sous peine de poursuites pour violation de domicile ; celui qui expulse lui-même son locataire risque jusqu'à 3 ans de prison et 30 000 € d'amende (article 226-4-2 du code pénal).
La trêve protège le locataire dans son logement. Service Public liste quatre situations où l'expulsion peut avoir lieu en plein hiver :
Un locataire qui ne paie plus n'entre pas dans le cas du squatteur. Entré dans les lieux par un bail, il ne devient pas squatteur parce qu'il cesse de payer ou se maintient après la résiliation de son bail : c'est la règle du locataire, trêve comprise, qui s'applique à lui. La liste de Service Public n'est pas la seule : l'ANIL cite aussi d'autres cas, dont le logement étudiant occupé sans satisfaire les conditions d'octroi. Dans les départements d'outre-mer, une trêve cyclonique peut aussi s'appliquer ; ses dates varient selon le département et se demandent à la préfecture.
Hors de ces exceptions, seule la dernière étape de la procédure attend la fin de la trêve. Service Public décrit le chemin d'un impayé, du côté du propriétaire. Il commence par la réclamation du paiement au locataire. Quand le bail contient une clause résolutoire, ce que tout bail de résidence principale signé depuis le 29 juillet 2023 doit prévoir, la procédure se poursuit ainsi :
Sans clause résolutoire, il n'y a pas de commandement de payer : le propriétaire saisit le juge, qui apprécie si la faute du locataire justifie la résiliation du bail ; la suite est la même. Un dossier de surendettement déposé par le locataire fait jouer des règles particulières.
La trêve n'empêche ni la procédure de se poursuivre, ni le juge de prononcer l'expulsion. Seule la dernière étape est reportée : si le délai pour quitter les lieux expire entre le 1er novembre 2026 et le 31 mars 2027, l'expulsion d'un locataire sans solution de relogement ne peut pas intervenir avant le 1er avril 2027, hors les cas que la loi exclut. À l'inverse, un dossier mis en attente pendant l'hiver décale chacune des étapes qui le séparent de l'expulsion.
Pour un professionnel qui gère des logements pour le compte de leurs propriétaires, la trêve se prépare en octobre, sur chaque dossier d'impayé du portefeuille.
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Elle court du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 inclus. Pendant cette période, un locataire ne peut pas être expulsé de son logement, sauf s'il existe une solution de relogement correspondant à ses besoins et hors les cas que la loi exclut.
Non. La trêve reporte l'expulsion ; elle ne suspend pas les obligations du locataire. Les loyers restent dus et, en cas d'impayé, la dette continue de courir.
Oui. Un propriétaire peut saisir le juge des contentieux de la protection pendant la trêve, y compris en référé. Si le juge ordonne l'expulsion, elle ne peut pas être exécutée avant la fin de la trêve, sauf solution de relogement ou cas que la loi exclut, ni avant l'expiration du délai laissé au locataire pour quitter les lieux.
Non. Un locataire entré dans les lieux par un bail ne devient pas squatteur parce qu'il ne paie plus ou se maintient après la résiliation du bail, et la trêve s'applique à lui. Elle ne protège pas, en revanche, une personne entrée illégalement dans le logement.
Textes relus le 7 octobre 2026.

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