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Logement indécent : ce que jugent les deux arrêts de la Cour de cassation du 4 juin 2026
Travaux contre une indécence connue du bailleur à la signature : pas un motif légitime et sérieux de congé (Cour de cassation, 4 juin 2026).
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Le décret n° 2026-863 du 12 septembre 2026, publié au Journal officiel du 13 septembre, interdit d'installer un équipement de chauffage, de refroidissement ou d'eau chaude sanitaire au gaz dans un logement neuf, appoint compris, dès lors que la demande de permis de construire ou la déclaration préalable est déposée à compter du 1er janvier 2027. Les bâtiments publics suivront en 2028, les autres bâtiments neufs en 2030. Et au même 1er janvier 2027, le calcul du DPE change aussi.
Le décret crée un article R. 172-14 dans le code de la construction et de l'habitation. Pour pouvoir être installé dans un bâtiment neuf, un équipement de chauffage, de refroidissement ou de production d'eau chaude sanitaire doit recourir à des énergies dont le coefficient de transformation reste inférieur à 79 grammes équivalent CO₂ par kilowattheure d'énergie finale.
Ce seuil correspond, selon le ministère chargé du logement, au seuil réglementaire d'émissions de l'électricité. Il vaut pour chaque énergie à laquelle l'équipement recourt : un appoint au gaz suffit donc à rendre l'installation impossible. C'est ce que le ministère présente comme la « fin du gaz dans la construction neuve ».
Le texte prévoit trois exceptions :
Dans le cas des extensions, le maître d'ouvrage le justifie par une note établie par un professionnel de l'installation de chauffage ou par un auditeur énergétique qualifié, conservée pendant toute la durée de vie de l'équipement.
Le calendrier ne dépend ni de la date du chantier ni de celle de la livraison. Il dépend de la date à laquelle la demande de permis de construire ou la déclaration préalable est déposée.
| Bâtiment neuf | Permis ou déclaration préalable déposé à compter du |
|---|---|
| Bâtiment à usage d'habitation | 1er janvier 2027 |
| Bâtiment sous maîtrise d'ouvrage d'un organisme public | 1er janvier 2028 |
| Tous les autres bâtiments | 1er janvier 2030 |
Conséquence directe : « dès 2027 » ne veut pas dire que les logements livrés en 2027 seront tous sans gaz. Un programme dont le permis a été déposé avant le 1er janvier 2027 reste soumis aux règles antérieures, et peut encore être livré les années suivantes avec un appoint au gaz si la RE2020 le permettait. Pour un logement neuf que l'on s'apprête à prendre en gestion, c'est donc la date de dépôt du permis, et non l'année de livraison, qui dit quel régime s'applique.
La chaudière gaz comme chauffage principal avait déjà quitté la construction neuve. D'après le ministère, la réglementation environnementale RE2020 l'écartait en pratique depuis 2022 dans les maisons individuelles et depuis 2025 dans les logements collectifs. Les appoints au gaz, pour le chauffage comme pour l'eau chaude sanitaire, restaient en revanche autorisés.
Le décret remplace cette exclusion de fait par une interdiction explicite, appoint compris. Il transpose les articles 7 et 11 de la directive (UE) 2024/1275 du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments, qui impose, selon le ministère, d'interdire toute consommation d'énergie fossile sur site dans les bâtiments neufs à partir de 2028 pour le secteur public et de 2030 pour les autres. Pour les logements, la France avance l'échéance à 2027 : c'est la mesure 5 de son plan d'électrification.
L'interdiction du gaz porte sur la construction. Pour les bâtiments existants, le seul changement de fond que le ministère annonce concerne les chaudières hybrides au fioul : il n'est plus possible d'en installer lors de travaux engagés après le 1er janvier 2027 (article R. 171-13 du code de la construction et de l'habitation, issu du décret n° 2022-8 du 5 janvier 2022).
Remplacer une chaudière gaz dans un logement déjà construit n'est donc pas visé par ce texte. Depuis le 7 septembre 2026, un arrêté du 4 septembre a même rouvert l'accès aux certificats d'économies d'énergie pour remplacer un équipement à combustible déjà financé par ce dispositif, lorsque cette première opération avait été engagée avant le 1er janvier 2021 (ANIL, Habitat Actualité n° 211).
Deux arrêtés modifient le diagnostic de performance énergétique à la même date, et ils touchent directement les logements loués.
Pour les logements chauffés à l'électricité proches d'un seuil de classe, en particulier aux abords des classes F et G des passoires thermiques, l'attestation vaut d'être récupérée dès janvier : un éventuel gain de classe s'obtient sans travaux.
Dans les logements dont la demande de permis de construire ou la déclaration préalable est déposée à compter du 1er janvier 2027. Un logement livré en 2027 ou plus tard sur un permis déposé avant cette date reste soumis aux règles antérieures.
Non, pour les permis déposés à compter du 1er janvier 2027 : le seuil de 79 grammes équivalent CO₂ par kilowattheure s'applique à chaque énergie utilisée par l'équipement. Seuls les équipements de secours et le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid y échappent.
Le décret n° 2026-863 ne l'interdit pas : il ne vise le gaz que dans la construction neuve. Pour les bâtiments existants, le ministère n'annonce qu'un changement de fond : plus de chaudière hybride au fioul lors de travaux engagés après le 1er janvier 2027.
Le 1er janvier 2027, date d'entrée en vigueur de l'arrêté du 19 août 2026 qui abaisse le facteur de conversion de l'électricité de 1,9 à 1,7. Tout DPE réalisé à partir de cette date l'intègre, et une attestation de nouvelle étiquette peut être téléchargée pour un DPE existant.

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