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À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, une étude approfondie du courtier Empruntis révèle une tendance de fond : la féminisation progressive de l’accession à la propriété individuelle en France. Selon cette analyse portant sur plus de 13 000 dossiers de crédit immobilier en 2024, les femmes représentent désormais 19% des acquéreurs solo, contre 20,3% pour les hommes, un écart qui se resserre année après année.

Des acheteuses plus prudentes mais plus déterminées

Le profil type de l’acheteuse en solo se dessine nettement : une femme de 39 ans (contre 36 ans pour les hommes), disposant d’un revenu mensuel net de 3 273 euros, inférieur de 200 euros à celui de ses homologues masculins. Malgré cette différence de revenus, elle contracte un crédit moyen de 167 493 euros, supérieur à celui des hommes (162 164 euros).

« Les femmes préparent davantage leur projet, arrivent avec un apport supérieur et se montrent plus prudentes, plus réfléchies », explique Nassima Khiari, responsable des partenariats bancaires chez Empruntis. Cette approche méticuleuse se traduit par un apport personnel significativement plus élevé : 49 661 euros en moyenne, soit près d’un quart (22,9%) du coût total du projet, contre 20,8% (42 587 euros) pour les hommes.

Un parcours d’acquisition semé d’obstacles

L’étude met en lumière plusieurs paradoxes révélateurs des défis supplémentaires que rencontrent les femmes dans leur parcours d’achat. Bien qu’elles achètent des biens comparables à ceux des hommes (principalement des appartements anciens d’environ 70 m²), leur acquisition coûte en moyenne 12 000 euros de plus.

Cette disparité s’explique par la persistance d’inégalités structurelles : contrats plus précaires, temps partiels plus fréquents et écarts salariaux tenaces. Selon les données complémentaires du site SeLoger, le pouvoir d’achat immobilier des femmes reste inférieur de 4% à celui des hommes.

Des parcours inspirants malgré les contraintes

Le parcours de Pauline, 33 ans, secrétaire médicale à Mont-de-Marsan et mère de deux enfants, illustre parfaitement cette détermination. Divorcée depuis deux ans, elle a réussi à devenir propriétaire d’une maison mitoyenne de 82 m² à 169 000 euros en centre-ville, malgré un salaire mensuel de 1 800 euros.

« J’ai beaucoup cherché, j’ai eu une sacrée chance de trouver dans mon budget », confie-t-elle. « J’ai encore très peur mais je suis aussi très fière, je fais ça pour mes enfants. »

Léa, 27 ans, représente quant à elle la nouvelle génération d’acheteuses. Avec un salaire de 1 700 euros net mensuel, elle a acquis un studio de 23 m² à Melun pour 72 000 euros, après avoir négocié une baisse de prix de 7 000 euros. « J’ai économisé pendant un an un apport de 7 000 euros, j’ai bénéficié d’un prêt à taux zéro et n’ai pas eu de mal à trouver une banque pour le reste », explique-t-elle.

Un rééquilibrage progressif du marché

Si l’on considère l’ensemble des achats immobiliers réalisés par des célibataires en 2024, qui représentent quatre transactions sur dix, la répartition s’avère plus équilibrée : 46% sont le fait de femmes, contre 54% d’hommes.

Plus significatif encore, la part décisionnaire des femmes dans les achats en couple augmente légèrement sur les cinq dernières années, signe d’une évolution des mentalités et des rapports de force au sein des ménages français.

Cette progression de l’accession des femmes à la propriété intervient dans un contexte immobilier complexe, où l’externalisation de la gestion locative devient une solution recherchée par de nombreux propriétaires, notamment les femmes souhaitant optimiser la gestion de leur investissement sans y consacrer trop de temps.

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